LE PROJET GROSSE-ÎLE

Notre objectif est de sauver un bien inestimable de notre patrimoine maritime et d'ouvrir le golfe du Saint-Laurent à la grande plaisance, un marché de plusieurs dizaines de millions de dollars puisqu'il est le seul golfe industrialisé au monde à ne pas commercialiser cette activité. Un marché dont les régions maritimes du Québec n'ont pas les moyens de se passer.

Les différents acteurs du projet auront réussi à rénover une authentique goélette du Saint-Laurent, à la sauver de l'abandon et de la pourriture. C' est une des rares goélettes au Canada en état d'accueillir des passagers sous voile avec la certification de Transports Canada. Rappelons que la dernière construction réussie d'une voiture d'eau, la Jean Richard, remonte à 1960 (voir film de l'ONF). Et celle d'une goélette franche du Saint-Laurent ? Aux années 1940 semble-t-il.

Paul Mailloux disait, lors de la restauration de la Grosse-Île, se rappeler celle de son père.





Une ambassadrice à l'image du Québec et du Canada


La Grosse-Île
Détail, Yves Bérubé



La goélette Grosse-Île constitue un outil de visibilité exceptionnel et unique de la culture maritime du Saint-Laurent.

Elle illustre de manière exemplaire l’évolution des voiliers du fleuve Saint-Laurent, depuis la colonisation à nos jours.

À l’exemple de milliers de navires à travers le monde, préservés ou reconstruits, la Grosse-Île témoigne d’un patrimoine fondamental qui a rendu possible l’occupation du territoire et son développement.



La Grosse-Île a été construite en 1951 au chantier maritime Fillion de Saint- Laurent, Île d’Orléans, pour les besoins de la Défense nationale.

Seule rescapée des goélettes à quille du Saint-
Laurent, la Grosse-Île est issue de la longue
tradition maritime américaine qui a engendré
ce type de goélettes de travail propre
à l'Amérique du Nord.

Le plan de forme de sa coque, typique à l’estuaire,
permet l’échouage dans les zones à forte marée tout
en conservant des qualités nautiques primordiales.

Jusqu’en 1975, la goélette Grosse-Île ravitaillait
une île du même nom utilisée par le gouvernement
fédéral comme station de quarantaine.


Quarante ans plus tard, en 1991, elle attend sa restauration, qui débutera en 1996.

La goélette doit son nom à une île de l’archipel de l’Îsle-aux-Grues ; cette ancienne station de quarantaine est aujourd’hui un lieu historique national du Canada.


En accord avec le positionnement haut de gamme de la Grosse-Île, son aménagement comporte des cabines doubles, triples ou quadruples et la possibilité d’une suite.

Chaque cabine est dotée d’un lavabo avec eau chaude et chauffage. Le carré avec bar est distinct de la cuisine et une bibliothèque complète les aires collectives intérieures.

Une réhabilitation exemplaire

La restauration de la Grosse-Île relève brillamment le défi de préserver un bien historique tout en respectant les normes fédérales touchant la navigation sous voile.

Elle redonne une fonction commerciale à un type de navire autrement voué à disparaître.

Le chantier de la restauration de la Grosse-Île contribue à perpétuer un savoir-faire presque totalement disparu au Québec: les métiers reliés à la construction traditionnelle de bateaux en bois.



La goélette Grosse-Île au bassin Louise.


Une reconnaissance internationale

Avec ce bâtiment patrimonial comme figure de proue de votre organisation, vous obtiendrez une visibilité prestigieuse.

En favorisant des rencontres fructueuses à son bord, la Grosse-Île contribuera de manière significative à votre rayonnement. Selon vos objectifs, la goélette peut oeuvrer à proximité de votre port d’attache ou vous représenter sur d’autres territoires. Cet outil de communication hors-pair vous distinguera à coup sûr parmi vos concurrents.

Embarquez !
Faites de la goélette Grosse-Île votre ambassadrice

De nombreuses villes, régions et sociétés commerciales ont un partenariat d’affaire avec un voilier traditionnel.

VILLE DE BALTIMORE ET ÉTAT DU MARYLAND: PRIDE OF BALTIMORE II
IRLANDE: ASGARD II — GROUPE PRIVÉ IRLANDAIS : JEANIE JOHNSTON
VILLE DE BORDEAUX: FLEUR DE LAMPAUL — VILLE DE SAINT-MALO:
LE RENARD — RÉGION CHARENTE MARITIME: NOTRE-DAME DES FLOTS
VILLE DE BREST: LA RECOUVRANCE — et bien d’autres !

La réplique du Renard, un cotre à hunier, représente la ville de Saint-Malo.

Notre-Dame des Flots,
de propriété privée, représente la région Charente-Maritime.
Fleur de Lampaul,
une gabare de cabotage classée monument historique, représente Bordeaux — ville jumelée à Québec — et est l’ambassadrice itinérante de la Fondation Nicolas Hulot pour son programme «S.O.S. Planète Eau».



Goélette : navire à voile à deux mâts égaux ou avec le plus grand mât à l’arrière.
Année de construction : 1951
Lieu de construction : Saint-Laurent, île d’Orléans (Québec)
Construite pour ravitailler l’île de la Grosse-Île par le ministère fédéral de la Défense.

Ses dimensions  
Hors-tout 24,50 m (80’4'')
Au pont 19,50 m (64')
Creux sur quille 2,45 m (8’)
Tirant d'air 25,12 m (82’5’’)
Jauge au registre 54,86 T